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Le sectarisme idéologique politique est-il un danger pour notre Démocratie ?

Aujourd'hui nous allons nous attaquer au sectarisme idéologique politique. Est-il un danger pour notre démocratie promouvant l'ignorance et le non respect des règles sociales et des lois à travers des idéaux politiques ?
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©Ekahardiwito

Dégradations d’oeuvres d’art dans les musées, militants écologiques qui ont aspergé de peinture orange l’entrée Ministère de l’Écologie, agression physique ou verbale d’élus ou de militants, menaces ou appels au boycott de festivals à Perpignan ou d’autres villes, wokisme etc… l’actualité politique est ponctuée par des faits divers qui démontrent une montée du sectarisme idéologique politique.

Mais qu’est ce que le sectarisme idéologique politique ?

Avant de commencer notre argumentaire, il faut tout d’abord définir le sectarisme politique. Selon Larousse, le sectarisme est une attitude intransigeante de quelqu’un qui impose son opinion et se ferme à celle d’autrui. Cette attitude néfaste qui est définie par des actions plus ou moins violentes sur des personnes ou objets provient d’un endoctrinement de l’individu se complaisant dans une idéologique à laquelle il est réceptif. Ce dernier est aussi atteint d’un manque de connaissances qu’elles soient culturelles, économiques, historiques, politiques ou autre et d’une lacune à traiter l’information issue de son environnement. Les réseaux sociaux ont aussi accentué ce phénomène par l’information de masse ou la désinformation où l’individu ne s’autocensure plus, quitte à déclarer des inepties dans lesquelles il se complaira avec d’autres individus réceptifs à ces dernières. Ce regroupement d’individus et les actions qu’ils mènent est défini par le clanisme c’est à dire adopter un comportement qui recherche l’intérêt de leur groupe sans tenir compte des règles sociales et des lois de la société… Le groupe clos sur lui-même cultive une mentalité d’assiégé perpétuel entretenant un sentiment de vulnérabilité pour renforcer une cohésion défensive. Loin d’être incompatible avec le prosélytisme, cette tactique de repli donne au zèle à convertir l’apparence d’une protection contre le monde extérieur. S’accrocher à ses préjugés, résister à l’argumentation, rejeter les vérités molles qui ne sont que des demi-vérités : le sectarisme ne se réduit pas à ces poncifs. En figeant le sens une fois pour toutes, il lui dénie toute dynamique, n’admettant pas l’idée que le sens puisse s’atténuer, se perdre, et qu’il faille le retrouver, non comme une évidence mais comme une conquête.

Le sectarisme idéologique politique érige une citadelle dans un univers labile où les références sont devenues floues. Le bastion idéologique, dogmatique, dont il possède les clés s’accommode de la volatilité des réseaux informatiques, puisqu’il peut y recruter de nouveaux adeptes – il n’y a aucun sens à être sectaire seul bien évidemment. Lien entre le collectif et le singulier, entre l’intérieur et l’extérieur, qu’il s’incarne en un gourou ou en un chef, il dépasse les tensions et élimine le doute. Toute conduite à tenir se trouve consignée dans une grille de lecture qui s’impose à chaque membre du groupe.
Le sectarisme idéologique politique n’est pas l’intolérance, car il peut habilement afficher des idéaux de parfaite tolérance et s’affirmer persécuté par les « intolérants ». Il évite les contradictions qui faisaient écrire à Voltaire, dans son Traité sur la tolérance : « Le droit de l’intolérance est absurde et barbare ; c’est le droit des tigres et il est bien horrible, car les tigres ne déchirent que pour manger, et nous nous sommes exterminés pour des paragraphes. »

L’actualité politique est malheureusement ponctuée par la présence d’une idéologie sectaire politique qui se matérialise par des faits divers de plus en plus nombreux liés à des causes politiques. Dans notre département, le sectarisme idéologique politique est aussi présent. Pendant les élections législatives de 2022, un individu avait agressé physiquement le mari de la candidate NUPES de la circonscription mentonnaise. Nous pouvons rajouter dans ces constats, les échanges entre militants de différents partis sur les réseaux sociaux ou dans la rue, qui sont aussi convaincants qu’un encéphalogramme plat, synonyme d’un cerveau éteint d’un point de vue fonctionnel, c’est-à-dire à la fois privé d’activité endogène et incapable de traiter des informations issues de l’environnement.

Ce sectarisme idéologique politique est-il néfaste pour notre démocratie ?

Suite à notre définition précédente, vous conviendrez que ce sectarisme ou clanisme idéologique politique entrave la liberté d’expression et les échanges d’idées dans notre démocratie. Il est très difficile aujourd’hui pour un média d’organiser un débat ou un échange d’idées autour d’un plateau composé d’individus ayant des idées différentes les uns des autres. L’argumentation, l’écoute de l’autre, la démonstration basée sur des faits, des études scientifiques, économiques, sociales ou historiques sont en voie de disparition. Seuls quelques élus et quelques militants sont capables de faire un effort intellectuel mais ils ne sont malheureusement pas mis en avant.
Mais que risque réellement notre démocratie ? Dans un premier temps, ces attitudes qui fleurissent actuellement ne peuvent que désintéresser le citoyen de la politique quelle soit nationale ou locale, mais dans un second temps (à l’extrême de l’exemple), le risque le plus néfaste est qu’un parti politique qui ne respecte pas les règles sociales et les lois de la société soit élu et utilise le pouvoir confié par les citoyens pour entraver les règles de la démocratie et de la liberté d’expression. Nous ne ferons pas de rappels historiques mais le populisme toute idéologie politique confondue a écrit les heures sombres de notre Histoire. Si les individus, élus et militants ne font pas l’effort de s’instruire, d’entrecroiser l’information, d’être ouverts d’esprit, d’argumenter intelligemment dans le respect de l’autre, il est clair que la montée de l’ignorance, du rejet de l’autre, du clanisme, ne sera point évitable surtout en temps de crise lorsque les difficultés économiques et sociales touchent les citoyens.

Il est aujourd’hui nécessaire de faire comprendre aux politiques qu’ils soient locaux ou nationaux, qu’ils incarnent ce brin de lumière sur laquelle va se rattacher les citoyens. L’ennemi à combattre n’est pas le citoyen qui ne partage pas les idées d’un groupe d’individus mais de faire face ensemble en tant que nation face à des problématiques qu’elles soient de sécurité, économiques, culturelles ou environnementales et face à l’ignorance. L’éducation, la science sont des solutions pour palier à cette montée néfaste qui grignote notre démocratie. Et comme le disait très bien Brassens, mourir pour des idées mais de mort lente.

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