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Philippe Benassaya : « il n’est plus temps d’attendre »

Enseignant, fortement impliqué dans le monde associatif, passionné de musique, Philippe Benassaya fait de l’écologie et de la lutte contre la précarité les actes majeurs de son engagement.
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Je ne suis pas un professionnel de la politique. Durant une trentaine d’années, j’ai enseigné comme instituteur puis professeur des écoles notamment dans les quartiers de Nice-Ouest. J’ai exercé ce métier auprès d’enfants de maternelle et d’écoles élémentaires dans le quartier des Moulins en zone d’éducation prioritaire, sur les collines niçoises de Caucade, de la Corniche Fleurie et de Fabron et enfin à Saint-Laurent-du-Var. Au cours des dix années suivantes, j’ai enseigné la musique au collège. Je suis à la retraite depuis le 1er mai de cette année, mais la musique demeure une passion. Je suis chef de chœur d’une chorale d’enseignants et auteur compositeur interprète depuis les années 1980 dans différents groupes de musiciens amateurs.

J’ai aussi toujours été proche des Verts et d’Europe Ecologie les Verts depuis la fin des années 1980, mais l’essentiel de mon engagement est associatif. Avec l’association Graines Populaires qui allie écologie et solidarité, j’anime régulièrement auprès de collégiens des ateliers sur la transition écologique, le tri et le recyclage des déchets en partenariat avec une association d’aide à la réussite scolaire dans le quartier des Moulins à Nice. Nous avons aussi organisé lors de la tempête Alex plusieurs week-ends d’actions avec une vingtaine de bénévoles de Graine Populaires pour venir en aide aux sinistrés climatiques de Breil-sur-Roya.

Ces actions au quotidien, nécessaires, ne sont cependant pas suffisantes. C’est le sens de mon engagement aujourd’hui en politique et de ma candidature à ces élections législatives. L’Assemblée nationale apparaît en effet comme un levier essentiel pour répondre aux enjeux climatiques, environnementaux, et à l’urgence sociale.

Lors de l’élection présidentielle, beaucoup souhaitaient déjà cette union de la gauche et des écologistes. Cela ne s’est pas réalisé, l’union ne pouvant se faire sans un accord programmatique. Les divergences demeuraient, notamment sur la vision de l’Europe et les questions de politique internationale. À l’issue du deuxième tour de l’élection présidentielle, des jours et des nuits de négociations ont permis à nos dirigeants nationaux de parvenir à cet accord historique sur la base d’un vaste programme écologique et social pour ce « 3ème tour » des élections présidentielles. Ce programme de 650 propositions est fondé sur un triptyque : l’écologie, la justice sociale et la démocratie.

Je considère l’élection législative comme l’acte 3. Nous comptons donc obtenir une majorité à l’Assemblée Nationale, une majorité qui rassemble les différentes composantes de cette Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale. Mon objectif est de contribuer à cette victoire car il n’est plus temps d’attendre. D’après les scientifiques de tous horizons, il nous reste trois années pour espérer inverser la tendance du réchauffement climatique qui menace la survie de l’humanité. Ce n’est pas dans trois ans qu’il faudra agir, c’est maintenant. De plus, durant ces cinq dernières années, nous avons vu s’accroître les inégalités sociales. Malgré les efforts du « quoi qu’il en coûte » qui ont permis à nombre de commerçants de passer les caps de confinement, les plus riches qui en ont profité sont devenus encore plus riches, et les plus pauvres se sont encore appauvris. Est-il normal que, dans notre pays, les cinq personnes les plus riches possèdent autant que vingt-sept millions des plus précaires ? (Source : l ‘Info passée au crible – TF1).

De plus, les crises climatiques comme la sécheresse aujourd’hui, font grimper le prix du blé et de tous les produits agricoles, et cela provoque l’augmentation des prix des produits de première nécessité. L’urgence est donc de redonner le pouvoir de vivre dignement aux plus démunis qui sont toujours les premières et principales victimes des crises climatiques et sanitaires. Les priorités sont donc l’augmentation du SMIC, de la retraite minimale à taux plein (1500€), du minimum vieillesse et d’une garantie d’autonomie pour les jeunes (1063€), du dégel du point d’indice pour les fonctionnaires et de l’augmentation des bas salaires. Parallèlement bien sûr, il faut engager des réformes radicales concernant les transports, l’énergie, les circuits courts afin de réduire drastiquement les émissions de CO2 pour lutter contre le dérèglement climatique, les pollutions de l’air, des terres et des océans qui affectent gravement notre planète, notre santé et tous les écosystèmes.

A l’Assemblée nationale, je travaillerai au sein du groupe EELV pour la majorité parlementaire NUPES. Je participerai à la commission des Affaires culturelles et de l’Éducation et à la commission du Développement durable et de l’Aménagement du territoire. Les motivations et les objectifs sont décrits dans mes propos précédents, qui résument notre message politique. Il faudra réaliser ces objectifs en éduquant les jeunes générations à la résilience et à la prise en main du monde bien dégradé que nous leur laissons.

Nous avons abordé cette élection dans une stratégie d’union qui nous permettra d’avoir des élus même sans le scrutin à la proportionnelle.

Nous avons soumis le même ensemble de questions aux candidats en leur demandant de répondre honnêtement et sincèrement. La rédaction a retranscrit leur réponse sans ajouts ni modifications. C’est à vous, lecteurs, de vous faire votre propre opinion. Nous publions seulement celles et ceux qui ont pris de leur temps pour nous répondre.