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Philippe Vardon : “ le système Macron, ici le système Estrosi “

Conseiller municipal et métropolitain, président du groupe Retrouver Nice, Conseiller régional, Philippe Vardon a récemment pris ses distances avec le RN pour se présenter dans la 3e circo avec le soutien de Reconquête !
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Agé de 41 ans, je suis né à Nice où j’ai toujours vécu et où j’ai construit ma vie. Je suis l’heureux papa de deux garçons et d’une petite fille, trois raisons supplémentaires de lutter pour « transformer le monde afin de pouvoir tolérer y vivre » selon la belle formule de Montherlant.
Diplômé en sciences politiques, je travaille aujourd’hui dans la communication, mais j’ai aussi été commerçant pendant cinq ans et ai fait de nombreux petits boulots pendant mes études. Issu d’un milieu populaire, j’ai grandi dans la cité des Moulins, et mon engagement s’est forgé assez tôt entre prise de conscience identitaire – avec ce sentiment de devenir peu à peu étranger sur son propre sol – et besoin de justice sociale, alors que j’ai vu ma mère cumuler parfois jusqu’à trois emplois pour joindre les deux bouts.

Profondément enraciné dans le pays niçois, où ma famille paternelle est présente depuis plusieurs siècles, je me suis fortement impliqué dans le renouveau de l’identité nissarde, en particulier parmi la jeunesse, sur le terrain politique et culturel. Je me suis aussi engagé sur le terrain social, à travers l’ouverture et l’animation de deux maisons de quartier, ou encore dans la solidarité en participant à plusieurs missions humanitaires de soutien aux chrétiens du Kosovo. Au niveau national et européen, j’ai participé en parallèle à l’émergence du mouvement identitaire avant de poursuivre mon action sur le terrain électoral et de me rapprocher du FN, devenu Rassemblement national.

Elu conseiller régional en 2015 aux côtés de Marion Maréchal, dont je suis toujours resté proche politiquement et personnellement, j’ai été réélu en 2021 après avoir dirigé la campagne de Thierry Mariani. Au sein du RN, j’ai occupé de nombreuses fonctions, dans l’équipe de campagne de Marine Le Pen lors de l’élection présidentielle 2017, à la tête de la campagne de Jordan Bardella pour les élections européennes en 2019 qui ont abouti à une victoire, ou comme membre du Bureau national et du Conseil national.

Je suis à la tête de l’opposition municipale et métropolitaine depuis 2020, face à Christian Estrosi. Depuis des années, je combats aussi ses compromissions avec l’islamisme dans notre ville, et j’ai même fait condamner la municipalité pour le loyer sous-évalué d’une mosquée radicale installée dans des locaux municipaux.

Dans le cadre des élections législatives, j’ai été le seul cadre du RN à défendre publiquement – notamment à travers un entretien dans Le Figaro – la logique de candidatures d’union nationale à travers une entente entre le RN et Reconquête, le parti d’Eric Zemmour. Pour m’être exprimé clairement et librement, portant ainsi la parole de 74% des électeurs RN favorables à cet accord, j’ai été sanctionné par la direction parisienne du RN qui a décidé de ne pas soutenir ma candidature. A contrario, Eric Zemmour et son parti ont répondu favorablement à mon appel à l’union et m’ont apporté leur soutien. Ma suppléante, Hermine Falicon, est elle-même membre de Reconquête.

L’élection présidentielle a évidemment constitué une déception. J’ai mené la campagne de Marine Le Pen localement, même si j’ai pu être critique sur certains choix stratégiques. Malheureusement, le résultat n’a pas été à la hauteur de ce que nous aurions pu envisager après un quinquennat catastrophique d’Emmanuel Macron. Je considère qu’il y a eu une erreur majeure en cherchant à séduire l’électorat Mélenchon à l’entre-deux tours, en délaissant volontairement des thématiques – insécurité, immigration, islamisation – qui auraient pu permettre de mobiliser les électeurs et de mettre le président sortant en difficulté.

Sur les marchés, les électeurs reprochent beaucoup l’absence de combativité de Marine Le Pen lors du débat, presque autant qu’ils nous reprochaient son excès d’agressivité en 2017. Dans les deux cas, de toute évidence, ça n’a pas fonctionné.

En ce qui concerne ma candidature aux législatives, être élu député de notre circonscription s’inscrirait pleinement dans la continuation de mon engagement. Au conseil municipal, au conseil métropolitain, au conseil régional, j’ai toujours été la voix des habitants de nos quartiers et de nos communes. Une voix forte, capable de se faire entendre – y compris quand Estrosi décide de couper nos micros !

A l’Assemblée nationale, il n’y a pas besoin de députés sans convictions, aux revirements témoignant de leur opportunisme, il n’y a pas besoin de députés macronistes supplémentaires… Non, pour notre pays tout comme pour notre circonscription, il faut des élus qui ne plient pas, ne reculent pas, savent se faire entendre face à la meute et être la voix qui porte même dans le tumulte : je serai ce député. Tout mon parcours le démontre.

Je ne surprendrai personne en disant que je serai particulièrement attentif aux questions de sécurité et d’immigration, les deux ne se réduisant pas l’un à l’autre mais étant tout de même liés. Je rappelle que la prison de Nice compte 60% de détenus étrangers comme le révélait récemment un rapport du bâtonnier des avocats.

Je souhaiterais aussi travailler particulièrement sur les dossiers relatifs au logement, qui est une question majeure chez nous. Pour être schématique, les gens d’ici sont confrontés à une double pression sur le logement : d’un côté une immigration massive qui vient peser sur le logement social et de l’autre des étrangers – riches ceux-ci – qui achètent des appartements ou des maisons sur notre territoire, créant une inflation des prix de l’immobilier que les natifs ne peuvent pas suivre. C’est pourquoi je défendrai avec force non seulement la priorité nationale en matière de logements sociaux, mais je souhaite aussi que l’on puisse réfléchir à une forme de préférence locale et même qu’on étudie un statut de résident. Cette démarche est guidée par une logique simple : que les enfants des Niçois, Saint-Andréens, Faliconnais et Trinitaires ne soient pas contraints de quitter leur coin de paradis et puissent continuer à y vivre et y habiter.

Mon credo pour mener campagne, c’est rassembler ! Face au système Macron, qui s’appelle aussi ici système Estrosi, et face au danger Mélenchon, bien réel dans notre circonscription où ce dernier a rassemblé jusqu’à 75% des électeurs dans certains bureaux de vote de l’Ariane, la seule voie pour l’emporter est de rassembler dès le premier tour les électeurs de Marine Le Pen, d’Eric Zemmour et même tous ceux qui chez LR refusent la soumission au macronisme. C’est tout le sens de ma démarche et de ma candidature ! Et j’appelle tous les électeurs de droite, tous les électeurs patriotes, à faire le choix d’un vote utile et efficace dès le dimanche 12 juin. S’ils se dispersent en allant voter pour des candidats sans convictions solides ou n’ayant pas le poids électoral suffisant, alors leurs voix seront perdues et nous aurons un vrai risque de voir s’affronter au second tour les candidats de Macron et Mélenchon… Les électeurs souhaitent-ils être représentés par un député de l’extrême centre ou un représentant de la gauche burkini ? Je ne le pense pas.

C’est ce message de clarté que je porte depuis des semaines, dans une campagne de proximité. Mais en réalité, là aussi, je ne fais que poursuivre mon engagement. Je suis le seul parmi les candidats en lice à avoir déjà été candidat sur notre circonscription, j’étais même qualifié au second tour en 2017. Depuis, je n’ai jamais cessé de me battre pour nos quartiers et nos communes, je ne les ai jamais abandonnés. Mes adversaires, eux, les découvrent… Et ainsi, je les vois depuis 15 jours courir d’un événement à un autre. Je crois que les électeurs ne sont pas dupes de ce soudain intérêt, venant de gens qui pour la plupart ont changé aussi souvent de circonscriptions que de convictions politiques. Moi, je suis fidèle tout autant à mes idées qu’à notre territoire.

Mon message aux électeurs, c’est : faites-vous entendre et faites-vous respecter ! Vous me connaissez, vous savez que je vous défendrai sans relâche, que personne ne me fera taire. Choisissez la solidité des engagements et des convictions.

Nous avons soumis le même ensemble de questions aux candidats en leur demandant de répondre honnêtement et sincèrement. La rédaction a retranscrit leur réponse sans ajouts ni modifications. C’est à vous, lecteurs, de vous faire votre propre opinion. Nous publions seulement celles et ceux qui ont pris de leur temps pour nous répondre.